Commémoration de la « libération des camps » et de la « cessation des hostilités »

Hommage patriotique dans notre commune

Le 5 mai à Hannut, à l’occasion de la commémoration de la « libération des camps » et de la « cessation des hostilités » du 8 mai, nous avons rendu hommage à cette période de l’Histoire de notre pays.
 
Nous sommes rassemblés aujourd’hui pour honorer la mémoire des victimes des camps de concentration, pour nous souvenir de ces êtres humains qui furent dépouillés de leurs droits les plus fondamentaux, torturés et assassinés. En ce début de mai, chaque année, nous nous recueillons pour rappeler les horreurs indicibles subies par ceux qui pensaient différemment, croyaient différemment, vivaient différemment de l’idéologie nazie.
 
Nous ne pouvons oublier les survivants, ceux qui ont enduré l’innommable dans ces camps, marqués à jamais par la terreur et les atrocités qu’ils ont subies. Leurs récits, leurs cicatrices, sont des témoignages vivants de l’inhumanité qui a sévi.
 
Chaque année, nous nous confrontons à la même question : comment trouver les mots justes pour décrire l’horreur ? Pourtant, il est essentiel que ces mots soient prononcés, qu’ils résonnent, pour que cette page sombre de notre histoire demeure présente à nos esprits, pour que nous puissions en tirer des leçons et transmettre cette mémoire à nos enfants.
 
Les mots que nous employons doivent être précis, sans équivoque, pour rappeler inlassablement les faits les plus sombres de notre passé, même s’ils nous renvoient à la plus radicale des perversions : la négation de l’humanité. Ces êtres humains ont été emprisonnés, affamés, torturés, brisés, assassinés, brûlés. C’est une vérité brutale que nous devons préserver, afin de prévenir que de telles atrocités ne se reproduisent.
 
Malheureusement, même aujourd’hui, des opinions antisémites, homophobes, racistes continuent de se propager, tant ici, dans notre pays, que dans le monde entier. Nous ne pouvons fermer les yeux ni les oreilles devant ces discours nauséabonds.
 
La commémoration de la libération des camps est un devoir, mais c’est aussi une nécessité. C’est un appel à nous souvenir ensemble, à partager cette mémoire universelle sans distinction d’origine ou de religion. Il est crucial de poursuivre le travail d’information, de formation, d’éducation, de transmission vers les générations futures, afin de ne jamais oublier, afin que cela ne se reproduise plus.
Nous devons œuvrer ensemble pour empêcher que des jeunes ne tombent sous l’emprise des extrémistes, pour améliorer la compréhension de la démocratie, pour éradiquer toute forme de discrimination et de violence au sein de nos écoles et de nos familles.
Cette commémoration est donc un appel à la paix, un plaidoyer pour la tolérance.
 
Nous nous engageons à ne jamais oublier. Nous nous rappellerons – pour les victimes d’hier, pour nous-mêmes, pour les générations futures.
 
Manu Douette,
Député-Bourgmestre de Hannut